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The Voices in my Head

  • L.
  • 7 mai 2024
  • 3 min de lecture

“It is only when a man tames his own demons that he becomes the king of himself if not of the world.”


L’humain a une fâcheuse tendance à croire que les choses sont acquises. A penser que la colère peut fonctionner pour recadrer quelqu’un en dépassant les limites du respect mutuel. Il n’y a pas plus grosse erreur.

Parler de sa colère c’est bien. Libère toi du mal. Libère toi de ces choses qui t’emportent le cœur. Mais ne menace jamais quelqu’un dont tu ne connais que le calme et la sérénité de te mettre en colère contre lui. Parce qu’on parle beaucoup des nerveux qui peuvent taper dans un mur et se faire la « fracture du con ». On parle des hystériques qui pour un mot plus haut que l’autre part en live. Mais ceux dont on ne parle jamais, ce sont les gens calmes et sereins dans quasiment tous les cas de figure.

Ceux qui n’élèvent jamais la voix, ceux qui sourient quand ils voient d’autres se mettre en colère, ceux qui rient quand on leur crie dessus ou qu’on les menace. Je fais partie de ces gens-là. Oh oui parfois un éclat peut sortir et on s’agace un coup, mais très rapidement cela redescend. L’histoire de minutes, de secondes. Jamais plus. Jamais moins. Penser que nous avons peur est la première erreur que vous pouvez faire. Penser que ça nous touche est la seconde. Et penser que les conséquences s’arrêtent là et que vous avez gagné est la troisième. Dans la plupart des cas en effet nous n’allons pas relever. Nous allons faire un pas en arrière et nous désengager. Oh non ce n’est toujours pas parce que nous avons peur de vous, que nous allons regretter, non même ça non. En fait nous avons peur de notre propre colère. Colère. Fureur serait un mot plus adapté. Généralement il ne s’agit pas de foncer droit comme une personne hystérique et taper, non il va s’agir d’une fureur froide maîtrisée, violente. Le but ne sera pas de faire mal. Ce sera de faire si mal, de provoquer une souffrance si rapide, profonde et inouïe que la personne touchée n’osera jamais plus tester aucune limite. Voila pourquoi nous reculons.


Une fureur noire, sans compassion, sans limites, sans âge, sans émotions, sans défauts, parfaitement calculée, sans commune mesure. Sans âme. Avant de vous aventurer dans des terrains dont vous ne reviendrez pas, mesurez vos paroles, vos actes, vos propos. Car chez nous elle monte petit à petit et quand elle atteint son paroxysme, les voix dans la tête ne sont plus des murmures, mais des paroles. Les démons tergiversent sur les manières de faire, les possibilités destructrices. A aucun moment la voix de la paix ou de l’accalmie ne peut être entendue. A aucun moment il n’y aura un calcul des retombés possibles. A aucun moment il n’y aura de possibilité d’un meilleur lendemain. L’obscurité, la lumière, plus rien n’aura d’importance. Et il n’y aura pas assez de pleurs dans le monde pour réhydrater les cendres qui seront laissées derrière nous.

 

Alors mon doux ami ou ma belle amie, si tu me vois sourire et rire à tes menaces ou ta colère, c’est parce que les voix dans ma tête te plaignent déjà sur ce qui peut t’arriver. J'ai apprivoisé mes démons.


Libérez ma fureur.

 


 
 
 

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