Les Murmures
- L.
- 22 oct. 2022
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 oct. 2022
Cela fait un bon moment que je n’ai pas écrit. N’avais-je rien à dire. Ou alors absolument aucune envie. Qu’en sais-je. Les voix murmurent, je ne les écoute pas. Nous sommes notre propre destruction. Quelle ironie. Nous pouvons bâtir de belles choses mais en un instant elles peuvent s’écrouler. Une parole. Un geste. Construire quelque chose c’est si difficile. Des pièces, des moments, des vies qui s’imbriquent les uns dans les autres. Mais à côté de cela, avez-vous songer à quel point il est facile de détruire. Une ambivalence tellement simple et complexe à la fois.
Les voix murmurent encore. Les démons ne nous laissent jamais en paix. Nous nous battons tous les jours contre eux. En ce moment je suis fatigué. Quelque chose sape petit à petit mon énergie et je perds l’envie de lutter. Les Ombres se dessinent, dansent et s’impatientent. Les tenir à distance.
Je suis impulsif, toujours prêt à attaquer et défendre. Mais je veille à un dosage, je tente de ne jamais dépasser les limites. Si je les dépasse je fais machine arrière. Je montre que je ne voulais pas blesser mais je ne m’excuse jamais. Je n’ai pas le pardon facile, c’est un peu comme dire « je t’aime » ça arrive à chaque passage de comète. Non pas parce que je ne le veux pas, mais parce que je pense que c’est quelque chose d’important de demander pardon et de dire « je t’aime » et que cela ne peut pas être dit à toutes les sauces. Alors si je demande pardon, ce n’est pas que j’ai été beaucoup trop loin, c’est parce que tu es pour moi unique, mon égale, celle pour qui mon respect est le plus profond et mes sentiments les plus sincères.
Les voix murmurent de plus belle. Tu sais, quand on fait du mal sans le désirer on souffre autant voire plus que la personne à qui on le fait. Cela dépend de notre sentiment de culpabilité. Le mien est fatigant, il ne me lâche pas, me poursuivant seconde après seconde. Quelle infâmie. Alors on fait tout, on se perd en distractions diverses et variées, complétement stupides, et on attend en espérant voir le nom apparaître à chaque instant sur un écran vide. Mais la réalité nous rattrape et le vide laissé est toujours plus grand, toujours plus profond. Rien ne peut le remplir. Ni la tristesse, ni la colère, ni la douleur. Absolument rien. Ce vide béant nous déchire l’âme et le cœur et on ne veut qu’une seule chose que cela s’arrête.
Les voix ne murmurent plus. Elles se sont tus dans un silence fantomatique. On lutte avec acharnement jusqu’à ce que l’esprit s’épuise. Et lentement, petit à petit la Lumière diminue. Nous marchons dans une vallée sombre en espérant revenir dans le passé. Fol espoir. 4 mots sur les lèvres, et nous tournons le dos au soleil pour nous enfoncer dans la Nuit.
« Pardon, je t’aime. »





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