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Seine de Théâtre

  • L.
  • 14 juil. 2021
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 juin 2022

« Il y a parfois des évidences que l’on ne peut nier, des histoires qui sont déjà écrites, des cœurs qui sont faits pour s’aimer, des coups de foudres inévitables, et toi, tu es toutes ces choses réunies. »


"Mes amours ont toujours été le théâtre de bien des choses. Comédies, tragédies, intrigues et pièces romantiques se sont jouées sur ces planches au fil des années. Quand j’ai mis un terme à ces élans qui me poussaient dans de mauvaises directions, au terme de la plus terrible des tragédies dramatiques, j’ai fait fermer le théâtre de mon cœur. Il était temps que ces planches ne servent plus à alimenter le désarroi et la douleur de mon âme. Pourtant, presque après une décennie d’accumulation de poussière, une nouvelle actrice vient fouler le parquet si abimé.


Que me veux-tu. Qu’attends-tu de moi. Que veux-tu faire. Des questions qui tournent et retournent. Je suis dans le désarroi le plus total face à toi. Les questions se bousculent et ne se ressemblent pas. Dis-moi ce que tu veux. Le sais-tu toi-même ? Que sommes-nous. Où en sommes-nous. Le monde n’a ni queue ni tête. Tu dois te poser un millier de questions. Peut-être autant que je m’en suis posé. J’avoue et j’assume m’être posé des milliers de questions avant d’écrire ceci. Je me les suis posées dans un lieu où le temps n’existe pas. Il n’y existe qu’un présent perpétuel, ce qui pour toi n’a pris que quelques secondes, a duré pour moi des dizaines d’heures, ou était-ce de jours voire des années. Qu’en sais-je.


As-tu peur que je m’en aille ? Jamais au grand jamais, je t’ai dit que je serais toujours là près de toi si tu le désirais. As-tu peur qu’il y ai une autre entre ces deux moments ? Aucune autre n’est Toi. Tu le sais, tu l’as vu au fin fond de mes yeux. Il n’y en a aucune autre que je regarde comme toi, aucune autre dont je cherche le regard, aucune autre qui ne fait briller mes yeux comme toi. De quoi peux-tu avoir si peur ? L’indécision dont tu fais preuve ne me blesse pas. Elle me met juste parfois en face de certaines de mes angoisses sur l’absence de réponse précise, l’absence de savoir, au vide qu’il y a en moi quelques fois. Nous sommes issus de deux mondes différents, qui sont entrés en collision par le plus grand des hasards. Était-ce le destin ? Le romantique en moi peut y croire. Le rationnel que je suis pense davantage que c’est un ensemble de décisions, de choix, pris à un instant précis, à un endroit précis qui a fait que ces deux mondes se sont heurtés. Mais au final sommes-nous si différents, malgré les cercles bien distincts auxquels nous appartenons ? Il y a un peu de toi en moi et un peu de moi en toi.


Tu expurges tes angoisses à ta manière. Les miennes je les expurge en écrivant. Plus j’écris ce texte néanmoins, moins je vois où j’essaie d’en venir, mon esprit est chaotique quand il s’agit de toi, il n’y a rien à faire. Dans mon monde de rationalité, tu provoques un chaos émotionnel qui, je l’avoue, ne m’est pas désagréable bien au contraire. Peut-être est-ce biaisé car il s’agit de toi. C’est peut-être ça au final d’aimer quelqu’un. Oui je l’ai dit. Après une décade, je l’ai mentionné. Oui, j’ai ces papillons qui me flinguent l’estomac, mes pensées sont confuses, mes battements s’accélèrent, je frissonne d’extase quand tu passes la main le long de mon visage et dans mes cheveux, et tes lèvres me transportent dans un autre monde, quant à ton odeur, ton sourire et tes yeux magnifiques. Il n’y a rien de comparable sur Terre. Sauf peut-être une pizza quatre fromages. Et encore. Je souris comme un enfant, mais au fond de moi je suis terrorisé. Terrorisé par deux faits. L’inconnu de ce qui va arriver, cependant, tout dans la vie est inconnu au niveau du futur. Le deuxième c’est le pouvoir que donne l’amour sur soi-même à quelqu’un. Tu sais, ce n’est pas quelque chose que l’on contrôle, ne me demande pas de ne plus ressentir ce que je ressens pour toi. C’est un peu tard pour ça.


Voilà ce qui est et ce qui sera. Au fond, je n’attends rien. Bon ce n’est pas tout à fait vrai. Il y a toujours une volonté d’espérer en chaque être humain, une volonté d’être aimé par l’être que l’on a dans son cœur. Un espoir, une flammèche qui peut devenir un feu de joie. J’ai cru lire dans tes yeux, mais j’ai pu me tromper. Je ne m’arrogerai pas le droit de croire que j’ai constamment raison. Maintenant, tu sais ce qu’il en est, j’aurais aimé te le dire en face, mais mes nuits sont quelques peu hantées ces derniers temps. J’entends ta voix, je vois ton sourire, je sens ton odeur, mais tu restes inaccessible. Tu n’as rien à me prouver, et tu n’as pas à avoir peur, tu es déjà pour moi celle qui surpasse toutes les autres femmes, il n’y a que toi.


Si tu me cherches, je serai partout où nous étions. Je serai à tous ces endroits en même temps, à tous ces endroits où nos regards se sont rencontrés, où nos lèvres se sont touchées et nos mains se sont jointes. Mais le seul endroit où tu me trouveras physiquement, c’est dans ce théâtre, sur les planches, prêt à jouer mon dernier rôle à tes côtés. Si tu cherches ce théâtre, il est là où pour la première fois je t'ai vue.


Je t’y attendrai.


Si tu ne viens pas, le monde ne disparaîtra pas, le soleil ne s’arrêtera pas de briller, ni la Terre de tourner, et nous continuerons notre chemin, mais jusque-là, jusqu’à la fermeture je t’attendrai et ainsi lorsque les dernières lumières s’éteindront sur les planches de cette scène, je saurais."


B.



 
 
 

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