Renouveau
- L.
- 6 janv. 2021
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 25 juil. 2021
« Les gens croient que c’est facile d’oublier. C’est faux. On nous dit que ce n’est qu’une passade que « ça va aller », le tout avec une petite tape sur l’épaule et un sourire. Ils pensent que cela suffit. Ils pensent qu’il y a pire dans la vie. Peut-être. C’est sûr même. Mais dans ces moments on ne peut être qu’égoïste. Ne penser qu’à nous, qu’à la douleur persistante de l’abandon. Du vide laissé. Il n’y a rien de pire que l’abandon, le fait de perdre la personne qu’on aimait le plus et que l’on continue à aimer. Parce que c’est ça l’Amour. On la hait, on l’aime, cette personne, mais on oublie qu’entre les deux il n’y a qu’un pas. L’Amour. Ça nous touche une fois, pour une personne et qu’importe le temps il en reste toujours une trace. Une sorte de marque indélébile. On aura beau la frotter, elle laissera toujours une empreinte, une sorte de cicatrice qui continuera à être visible toute la vie.
L’Amour, le sentiment le plus puissant au monde qui peut griser, nous permettre d’être libre, de s’abandonner dans le cœur d’une autre personne, mais il peut être dévastateur, ne laisser qu’un champ de ruines fumantes, une traînée de cadavres et de sang. Et ensuite plus rien n’a d’important. On sourit, on met un masque pour que les autres ne s’inquiètent pas, on essaie de vivre comme si de rien n’était, mais chaque soir le lit est de plus en plus froid, la solitude est de plus en plus angoissante, et là voila, cette angoisse, cette peur viscérale qui vous prend, la solitude. La peur incontrôlable de finir seul(e). Comme si perdre cette personne faisait que plus aucun(e) ne pourrait nous aimer, comme si nous n’étions plus apte à aimer quelqu’un d’autre aussi fort, peur que malgré qu’on soit avec une autre personne ne suffise pas à enfouir tous ces sentiments pour le dernier ou la dernière qui a bouleversé notre âme. Alors on repense, on se souvient, tout remonte, c’est ça, encore un mauvais tour de l’Amour, le souvenir.
On est en colère, sombre. On ne sent pas en sécurité et on ne peut rien y faire. On aimerait contrôler nos démons avant qu’ils ne prennent le pas sur nous. On est perdu. Seuls. Et on ne peut rien faire contre ça comme si toute volonté de se battre nous avait abandonnée. On sait que tout ce qu’on a à faire est de relever la tête que malgré la douleur on peut vivre avec, et c’est à ce moment que les ami(e)s sont important(e)s. Malgré ça au fond il nous manquera toujours un morceau de nous, un fragment, qui sera brisé et irrécupérable. On dit que le temps guérit les blessures. Mais plus grande est la perte, plus profonde est la blessure. Et plus c’est difficile de redevenir un tout.
La douleur peut s’effacer, mais les cicatrices, elles, nous rappellent nos souffrances et nous rendent d’autant plus déterminés à ne plus jamais être blessés. Tandis que le temps passe, on se perd en distractions, agissant par frustration. On réagit avec agressivité. On s’adonne à la colère. Pendant ce temps on trace un plan et on attend de devenir fort. Et avant de réaliser que tant de temps est passé, nous sommes guéris, prêts à recommencer à nouveau. »





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