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- L.
- 31 août 2021
- 8 min de lecture
Dernière mise à jour : 19 oct. 2021
"Tu vois, le plus dur je pense, lorsque l'on se sent aussi seul que je le suis, pas de la manière dont on entendrait que je sois supérieur aux autres de quelques manières que ce soit, ce serait entièrement faux je considère chaque humain à la même valeur, même si j'en estime certains plus que d'autres. Non je pense que le plus dur c'est de se demander si quelqu'un se soucie de ce que tu deviens, ce que tu fais et si tu vas bien. Mes amis sont tous en couples, sur le point de se marier, et tous les trucs qu'on fait quand on a mon âge, on a l'impression qu'ils ne galèrent pas, bien entendu ils ont leurs problèmes personnels, mais vois tu chaque soir ils rentrent et s’assoient à une table avec la personne la plus chère à leur cœur, et qui les aime, et répondent à un sempiternel "ça va chéri, comment s'est passé ta journée? Est ce que Josiane de la compta a encore tenté de te mettre une main au cul?" En fait c'est cette banalité absolue, qui m'horripilait avant, qui maintenant me manque de manière tout à fait incongrue.
Pourquoi un "ça va?" sincère changerait-il la donne? Parce qu'au fond je saurais que quelqu'un se soucie de moi, que quelqu'un est prêt à prendre de son temps pour moi. J'ai attendu des années, peut être parfois j'ai l'impression, des millénaires, que quelqu'un sonne à ma porte, entre et s'installe en me disant, "Vas y raconte moi tout, dis moi si tu vas bien, parle moi de tes objectifs." C'est un rêve absolument débile comparé aux idées de grandeurs de certains et certaines, mais bordel pour quelqu'un à l'esprit aussi tortueux et complexe que le mien, ça me ferait tellement de bien. Parce qu'au final, tout ce que l'on désire au fond c'est d'être aimé simplement par une personne qui ne voudra rien d'autre que vivre à nos côtés un bonheur qui lui conviendrait tout en nous rendant heureux."
Pathétique rêve.
Et façon peu originale d’introduire mon 101ème texte qui fête le 100ème. Mais je m’en fous. Après tout c’est moi l’auteur. Et je raconte un peu ce que je veux quand je le veux. Prenons un court instant pour revenir sur ce 100ème texte, qui entre nous, n’est pas rien. Si vous l’avez lu tant mieux, sinon je ne sais même pas ce que vous faites ici à lire ces mots.
« Danse avec le Diable ».
L’histoire d’une femme, habillée dans une robe rouge qui se retrouve dans un café sur une île paradisiaque au milieu de clients qui dansent et qui est seule à sa table. Un inconnu surgit et la fait danser en dehors du temps et de l’espace, pour la quitter sans un bruit, sans une parole échangée. Le résumé est rapide, mais je vous fais les grandes lignes. Je me suis inspirée d’une femme extraordinaire que je connais pour cette histoire, mais vous pouvez toutes être cette femme et vous êtes toutes cette femme. Elle est unique à sa manière et à la manière du modèle, tout comme vous êtes uniques à votre manière. Et l’inconnu est l’homme de ses rêves, celui qui existe quelque part, ou celui qu’elle fantasme dans ses rêves les plus fous. Mais il peut être tous vos fantasmes, comme il peut être tous les hommes.
Sauf moi, parce que je suis l’auteur après tout, je raconte cela d’un point de vue externe. Et puis je ne sais pas danser. Fin si un peu, mais ça ne ressemble à rien. Un peu comme quand je chante. Croyez-moi, vous ne voulez pas m’entendre chanter. Il y a peu de textes où je m’adresse à vous directement, dans lesquels je prends part à la conversation. Au monologue si on veut être précis.
Revenons au point de départ je vous prie. Je suis né ici, dans cette ville de Paris, en banlieue si on veut pousser, je suis une pure souche parisienne comme il en reste peu. Du sang viking, du sang d’une noblesse déchue, premier fils d’une fratrie du nombre incroyable de deux, je préfère courir que marcher, n’ayant jamais appris à marcher mais directement à courir. Si si je vous jure. Fun fact. « Je me souviens du jour de ma naissance… ». Underworld pour la référence, si vous ne la saisissez pas, cassez vous d’ici, ce sont des chefs d’œuvres. Bon, je reprends, cassage de jambe à 3 ans, déménagement, maladie. Je passe les détails. Quand j’ai appris à écrire ça c’est important.
J’ai toujours eu une passion pour les livres, la lecture. Je préférais passer mes après midi à lire des livres partout où je le pouvais que d’aller jouer dehors avec les autres. Les psychologues trouveraient une explication à la con, antisociale, absence de relation, blablabla. Rien à taper. Je pense juste que j’avais déjà saisi l’importance de la connaissance, de la culture littéraire, la réalité pas si incroyable du monde, l’importance de la vie et de sa durée limitée. Je lisais et je lis encore absolument tout ce qui me tombait et tombe sous la main. Club des 5, Clan des 7, des Victor Hugo, du Zola, du Stendhal, les Jules Verne, les sagas comme Harry Potter, le Seigneur des anneaux, L’épée de Vérité, les Tara Duncan, les Chevaliers d’Emeraude, The Witcher, les Fantomettes, l’ensemble des bibliothèques roses de ma maman, des bibliothèques vertes de ma tante, les livres de mes grands-parents, des BD, des comics, des livres sur la science, les mathématiques, l’art englobant la musique, la peinture, les livres sur les voitures, les F1, les sports en général, les histoires épiques comme l’Iliade, l’Odyssée, les Chevaliers de la Table Ronde, les œuvres de Leonardo Da Vinci, des livres sur la médecine médiévale jusqu’à la contemporaine… Tous ces livres lus, sur des époques différentes depuis que j’ai appris à lire dans des Petit Ours Brun jusqu’à maintenant. On parle d’une époque de plus de 20 années. Mais pourquoi écrire alors.
J’ai lu des tas de choses, et je me suis intégré dans des dizaines et des dizaines de mondes fictifs à voir des personnages vivre des délirantes, fantastiques et épiques aventures. Et puis un jour, ma mère, bénie soit-elle de m’avoir donné le gout de la lecture, m’a proposé de faire un concours d’écriture. Donc avec ma sœur, on a participé au truc, elle dans sa catégorie, moi dans la mienne (12YO à l’époque) et j’avoue qu’écrire une histoire basée sur une autre ne m’a pas plu des masses mais j’ai quand même fait le texte de 3 pages. Je suis arrivé 3ème au concours. Mais écrire des histoires longues, inventer des personnages, tout cela, je n’ai jamais eu la motivation de le faire. Donc j’ai cherché quoi écrire et en fait, plus on cherche moins on trouve. Donc j’ai laissé tomber. Et un jour j’étais tellement en colère contre une personne que j’ai eu besoin d’écrire cette frustration, cette colère que je ressentais. Alors j’ai écrit mon premier texte, mettant en jeu des personnages transposés de la réalité en métaphores. Et depuis, chaque situation, chaque sentiment que je peux voir, ressentir, ou même imaginer, ressortent sur des feuilles de manière métaphoriques. J’écris comme je le ressens au moment où je le ressens.
Je n’ai pas de style, je ne suis même pas écrivain ou auteur pour certains, je subis le mépris d’autres mais je m’en fous. Ceux qui aiment, aiment, ceux qui n’aiment pas bah n’ont pas de go.. Euh n’aiment pas. Et c’est ainsi. J’essaie de faire en sorte que chacun puisse se mettre dans la peau d’un des personnages, qu’il devienne cette métaphore de mon esprit parfois tordu et rocambolesque. Je m’interprète rarement dans mes textes, ou alors sous des personnages ultra métaphoriques qui n’existent pas, comme Le Temps en personne, La Colère, parfois le Diable. Je n’écris jamais pour dire d’écrire. J’ai toujours un bloc note sur moi, car des fois mon cerveau commence à dicter et j’ai ce besoin impérieux d’écrire à ce moment-là. Une photo peut m’inspirer, une ville, une personne lambda dans la rue, des amies, des potes. J’ai comme principe de ne pas écrire, ou tout du moins de ne plus écrire sur ma famille, je l’ai fait étant plus jeune (comme si j’étais vieux), et j’ai brûlé chacun de ces textes. Je n’écris pas pour plaire, ni pour blesser, je n’écris pas pour les autres, j’écris pour moi, parce que c’est ce que j’aime faire. Parfois je me pose, dans un parc à Paris et je laisse mon imaginaire vagabonder. Et des plus petites actions naissent les plus belles histoires.
En réalité, j’ai écrit 101 textes avec celui-là. Il en reste peu. La plupart ont fini détruits, brûlés ou autre. Mais j’ai bien plus de brouillons, je dois plutôt approcher des 200 et encore plus de trucs quasiment commencés et qui resteront inachevés. Et le nombre de personnes qui savent que j’écris est proche du néant. Et ça c’est rigolo, car beaucoup croient me connaître ne voient que le gamer, l’emmerdeur, le mec qui tweet des trucs à la con, qui n'instagramme que très peu, qui facebook pas trop, la tête de con ou l'élève/étudiant brillant, ou le CRA/Chef de projets au cerveau incroyable. En fait je n’ai jamais cherché ni la gloire, ni à avoir des followers par milliers parce que je suis bien dans mon anonymat et que je n’en ai rien à secouer de mon statut sur les réseaux virtuels. Quand on est en pleine lumière, on est limité par ce que les gens attendent de nous. En agissant dans les ombres j’ai une laxité de mouvements incroyables. Et surtout je ne veux pas avoir à supporter les attentes des gens. Primo parce que vous ne serez jamais assez satisfaits de ce que je ferais et secundo parce que j’en ai toujours fait qu’à ma tête et ce n’est pas près de changer. Je suis un électron libre, une particule de chaos dans l’existence, le grain de sable dans le rouage de la machine bien huilée qu’est le monde. Je suis et serai là où on m’attend le moins. Je ne serai pas là où vous vous attendrez à me voir. Et bien sûr je mettrais deux pieds dans le plat quand il ne faudra pas. Bon il faut aussi avouer que je suis un piètre orateur, même en ayant fait du théâtre. Je préfère la paix à la violence mais ne me prenez pas pour un faible, ce penchant pour la paix absolue de l’esprit et la volonté de préserver, chérir et aimer la vie et l’existence fait de moi quelqu’un de dangereux, car je n’hésiterai jamais à me plonger dans les ténèbres les plus absolues pour protéger la Vie.
Après tout, le plus parfait des équilibres se situe entre le calme plat et la fureur absolue.
Je finirais par vous dire ceci. Je ne sais pas qui tu es, ni d’où tu viens toi qui lis ceci. Si tu es tombé ici par hasard bienvenue, prends une chaise, aime ou n’aime pas, crache ou partage. Si tu me lis depuis le début, merci. Si tu débarques merci aussi. Mais à toi qui est arrivé jusqu’ici, je te souhaite tout ce qu’il y a de bon et de meilleur en ce monde, je te souhaite d’aimer ta vie, de l’apprécier, et à elle je lui demande de te donner ce que tu mérites d’avoir. Bon si t’es un con ou une chiennasse, ne t’étonne pas que ce ne soit pas fou. Mais en soit, tu l’auras mérité. Passons. Le monde n’est pas simple, la société attend beaucoup de toi, et parfois tu peux ne pas te sentir à ta place. Mais tu y es. Ici c’est ta place, tu as autant le droit d’y être que n’importe qui et ne laisse jamais personne te faire croire que tu es moins bien. Ne crois jamais que tu es également meilleur que quelqu’un d’autre, c’est faux. Soit digne, droit dans tes actes et en adéquation avec tes valeurs. En fait c’est chiant d’écrire ceci mais je remonte mon karma. Donc vis en accord avec toi-même.
Et peut-être à bientôt, qui sait, il nous reste toute la vie, des milliers de mystères et de futurs à explorer. Moi il me reste encore de l’encre à utiliser et des milliers de kilomètres à parcourir."
B.





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