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Celui que l'on ne choisit pas

  • L.
  • 22 nov. 2021
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 juil. 2023

« Tous les dieux, tous les paradis, tous les enfers sont en toi. »

« Cette citation de Joseph Campbell ne peut être plus pertinente quant au propos que chaque être humain possède en lui la capacité absolue de faire le bien, le mal, se jouer du monde ou détient les clefs de son bonheur ou de son malheur. C’est une interprétation, mon interprétation à vraie dire, que tu sois d’accord ou non, cela ne m’intéresse que peu en vérité. Tu vas trouver cela méchant et me prendre pour quelqu’un d’imbus de sa personne avec un avis fixé, et tu ne pourras pas être plus éloigné ni même plus proche de la vérité. Je suis qui je suis après tout.

Je me souviens du jour de ma naissance, il y a bien longtemps. Je parcours cette planète depuis bien avant que tu ne pousses tes premiers cris. Parfois j’ai l’impression que cela fait des centaines d’années… ou serait-ce des milliers. Je crois avoir perdu le fil du temps. Le Temps. C’est la seule unité de mesure qui compte en réalité, même si les humains ont tendance à tout codifier et à vouloir tout mesurer avec des unités. Mais en finalité, la seule unité qui compte est le temps qui s’écoule, immuable, inarrêtable, interminable. Voilà où peuvent s’égarer mes pensées. En apparence, je ne suis qu’un être humain normal, avec ses formes, ses défauts physiques, sa barbe mal taillée de 5 jours, des yeux marrons, brillants d’un éclat provocateur, malicieux et rebelle, un visage comme on en trouve tant, un physique comme on en trouve tant et que l’on peut critiquer allégrement. Si par le passé cela me touchait, aujourd’hui cela ne m’affecte plus. Nous sommes moins le corps que l’esprit que nous avons. Un physique change, la stupidité et la haine elles restent à vie. Tu apprendras que j’ai l’esprit aussi aiguisé qu’une lame de rasoir et aussi affûté qu’un Nodachi. Je reviendrais dessus plus tard. Pourquoi pas. Je vomis l’injustice, elle me fait horreur. Je n’aime pas juger, mais dans certains cas, lorsque le tort qui est fait dépasse mon sentiment d’injustice envers moi ou quelqu’un que j’aime, je peux devenir, juge, jury et bourreau. Paradoxal certes. J’exècre le pouvoir, je ne le recherche pas, il ne m’intéresse pas. Le pouvoir corrompt. Il corrompt chaque personne qui le cherche, et j’ai appris que quelqu’un qui cherche le pouvoir, généralement, il le trouve et l’obtient en brisant beaucoup de choses et de gens autour de lui. J’ai de l’ambition, elle n’est pas démesurée, quoique, même si elle n’approche pas la mégalomanie et de loin, je reste quelqu’un qui veut ce qu’il y a de mieux dans son existence pour lui et les gens qui lui sont proches. Je respecte ceux qui me respectent, et prends de haut tous ceux qui tentent de me prendre de haut. En vérité je te traite comme tu me traites. Je ne veux de mal à personne, l’idée même de faire du mal à quelqu’un m’indispose, la haine attise la haine et provoque l’allumage des braseros de la violence, cette boucle perpétuelle dans laquelle les humains tendent à se baigner glorieusement. La violence, je la rejette, je suis un homme de paix. Cependant, je ne suis pas sans défense. Mon corps et mon esprit fonctionnent sur la même longueur d’onde. J’ai étudié les arts martiaux et j’ai perfectionné la méditation, l’équilibre de mon art et le maniement de quelques outils. Je prends ce qui m’est offert. Je ne m’abandonne pas à la violence et la haine gratuite au combat. Je n’instrumentalise pas la violence au profit de la haine et de la guerre. Je respecte la Vie, dans son sens le plus profond et le plus existentiel, je l’aime, je l’adore, la protège et je la remercie chaque jour.

Je suis toujours de bonne humeur. Il m’arrive d’être fatigué, mais jamais je ne suis de mauvaise humeur. Ce côté a tendance à énerver les autres, mais je ne m’énerve jamais, je suis gentil courtois, parfois je fais « oui oui » de la tête quand on m’agace un peu. J’aime les animaux, j’aime lire, écrire comme tu peux le constater, et même si l’on me qualifie de bien des choses, je suis quelqu’un d’humble et de modeste. Je n’aime pas être dans la lumière, je lui préfère les ombres. Puis je ne suis pas photogénique et je préfère de loin mettre des gens qui le méritent plus en avant. Oui j’ai aussi des critères très perfectionnistes et très critiques envers moi-même. Mais cela je n’y peux rien. Je n’attends rien des autres, personne ne répondrait à la moitié des critères que je m’impose. Je suis mon propre maître, j’ai cet esprit indépendant et suffisamment rebelle pour éviter de tomber sous la coupe de quelqu’un une fois de plus. J’ai cette facilité avec les mots, ils sont autant des armes, que des caresses, certains blessent quand d’autres réconfortent. Je les utilise de toutes les manières possibles afin de faire sombrer le fait que je veux dire ou bien pour aller droit au but, autant pour cacher des sentiments que pour les dévoiler. Mais aussi lumineuse que peut être ma personnalité, à toute médaille son revers, je peux me plonger dans les ombres les plus absolues qui effacent la limite du bien et du mal. J’ai vécu parmi les ombres durant des années, je les ai adoptées, converties, mises sous mon contrôle. Elles ne me font plus peur, et offrent une possibilité d’un monde ou l’impossible n’est plus qu’un mot vide de sens. Quand nous savons qui nous sommes, l’Ombre et la Lumière ne sont que des concepts dans lesquels nous virevoltons selon nos besoins. Le Bien et le Mal n’existent plus, il n’y a que nous et notre conscience, nos limites. Je suis fort parce que j’ai une volonté d’acier, mais aussi parce que j’ai travaillé très dur et très longtemps pour ne pouvoir compter que sur moi-même s’il le faut. Je suis mon propre soleil. En réalité, je ne vis qu’au gré de mes envies.


J’aime la beauté. Je l’admire, je la respecte, je l’observe, je la choie. Je trouve chaque femme belle, sans aucune exception, peu importe ce que l’on me dira, je trouverais toujours quelque chose qui fera qu’une femme soit belle comme le jour. Comme je l’ai dit la beauté n’est pas qu’extérieure, je vois ce qui est invisible, je ressens ce que l’on ne ressent pas. Je vois la femme qu’elle est, celle qu’elle deviendra, celle qu’elle était. Je ne me leurre pourtant pas, je sais bien que certaines sont belles à l’extérieure mais que l’intérieur n’est pas à l’image de cette beauté et que certaines qui ont subi les moqueries physiques sont un soleil à l’intérieur. Quant à toi laisse-moi te dire que tu es d’une beauté absolue et imparfaitement parfaite. Ce n’est pas qui tu étais qui compte pour moi, mais qui tu es et qui tu seras. Le Passé est le Passé. Le Présent est déjà le Passé. Ce qui importe c’est le Futur. J’ai cette manière de penser bien à moi. Quand la plupart des humains voient un problème, je me concentre sur la solution. J’ai aussi cette faculté d’apaiser les gens et certains maux, de calmer les plus grandes angoisses et les plus terribles peurs. Mais, il m’est difficile de m’entendre avec mes contemporains, je mène une existence plus ou moins solitaire, je n’accorde ma confiance qu’à une élite extrêmement restreinte et je n’ose plus aimer qui que ce soit. Pourtant même si je dois avouer qu’une personne ne me plaît et ne me laisse pas indifférent, je n’oserais jamais en parler, et dissimulerai ce que je ressens. Pourquoi ? Mais en réalité c’est très facile. Parce que je suis celui que l’on ne choisit pas. J'ai vécu un millier de vies. J'en vivrais peut être un millier d'autres. Rien ne changera. A jamais. » L.



 
 
 

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