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Apocalypto - Final

  • L.
  • 15 févr. 2021
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 août 2021

‘’Il se releva. Devant lui se tenait un cheval Rouge. Il l’enfourcha et parti en direction de l’Est.


Il se releva. Devant lui se tenait un cheval Vert. Il l’enfourcha et parti en direction de l’Ouest.


Elle se releva. Devant elle se tenait un cheval Noir. Elle l’enfourcha et partie en direction du Nord.


Il siffla. Son cheval apparu devant lui, Blanc. Il l’enfourcha et parti en direction du Sud.


Ils se rencontrèrent à un croisement.

Le Cavalier muni d’une épée prit la parole en premier. « Je suis un étranger qui vient de l’Ouest et je voyage vers l’Est. » Et les autres de répondre « Nous sommes ceux qui chevauchons en provenance du Nord, du Sud et de L’Est, et nous sommes ceux que tu cherches. »

Le Cavalier muni d’une balance prit ensuite la parole. « Je suis un étranger qui vient de l’Est et je chevauche vers l’Ouest. » Et les autres de répondre « « Nous sommes ceux qui chevauchons en provenance du Nord, du Sud et de L’Ouest, et nous sommes ceux que tu cherches. »

La Cavalière au bâton Trismégiste prit ensuite la parole. « Je suis une étrangère qui vient du Sud et je chevauche vers le Nord. » Et les autres de répondre. « Nous sommes ceux qui chevauchons en provenance du Nord, de l’Ouest et de L’Est, et nous sommes ceux que tu cherches. »

Enfin le dernier des Cavaliers prit la parole. « Je suis un étranger qui vient du Nord et je chevauche vers le Sud. » Et les autres de répondre « Nous sommes ceux qui chevauchons en provenance du Sud, de l’Ouest et de L’Est, et nous sommes ceux que tu cherches. »


Ainsi furent réunis les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse. Ils descendirent de cheval pour se regarder les uns les autres. Ils n’étaient plus le Paysan, le Guerrier, la Médecin. Ils étaient désormais La Famine, La Guerre, La Pestilence et La Mort, des êtres aux pouvoirs incroyables, Cavaliers Immortels que rien ni personne ne pouvait arrêter. Ensemble, ils savaient que leurs pouvoirs étaient sans limites, qu’ils pouvaient déclencher des guerres, des maladies sans pitié, des famines et que la finalité de tout cela serait la mort.


Je les observais du haut de mon rocher. Les 4 Cavaliers qui faisaient trembler tous les hommes, tous les êtres célestes. Une épée pour enlever toute paix de la Terre, une balance pour mesurer les quantités de blé et leur prix, un bâton trismégiste pour répandre les fléaux et les afflictions et une faux pour découper les âmes. Pourtant à les voir là je n’éprouvais aucune peur. Je repliais mes ailes dans un bruissement à peine perceptible, mais eux l’entendirent. Ils se tournèrent vers moi. Une paire d’yeux rouges, une paire verte, une paire jaune et une paire noire. Je m’assis tranquillement tandis qu’ils se rapprochaient de moi sans un bruit.


La Guerre parla en premier « Qui es-tu ? ». Je le toisais d’un air de défi de mon rocher et je lui répondis

- Qui veut le savoir parmi vous Ô illustres Cavaliers Éternels ?

- Je suis la Guerre, je suis le Cavalier le plus sanglant de l’Apocalypse, celui à qui on a donné la force de battre des centaines d’hommes sur les champs de batailles, celui à qui on a donné le pouvoir de créer le conflit sur Terre. Je suis la fin de l’Amour et de la Paix. Je suis le baroud et la bataille. Je suis là pour anéantir l’humanité. Réponds-moi ou tu subiras mon courroux.

- Penses-tu être si fort ? Si tous les hommes se battent sur la Terre, et que tous s’entretuent que deviendras tu ? Tu sais que sans les humains tu n’existes pas. S’il n’y a personne pour se battre à quoi sert la Guerre ?

Un éclair de colère passa dans les yeux de La Guerre pendant qu’un sourire se dessinait sur mon visage mais il ne répondit rien.


La Famine prit ensuite la parole :

- Je suis La Famine, je suis le Cavalier le plus terrible de l’Apocalypse, celui à qui on a donné la force d’éradiquer les cultures et de disperser la faim dans le monde, celui à qui on a donné la balance pour mesurer les quantités et les prix des marchés de blé et de céréales, celui qui a le pouvoir de semer la famine sur la Terre. Je suis la fin de l’Opulence et de l’Appétit. Je suis la faim et la soif. Je suis là pour anéantir l’humanité. Réponds-moi.

- Penses-tu être si fort ? Si tous les hommes meurent de faim, qui restera-t-il à la fin ? Tu es un être immortel et si tu atteins ton but, plus personne ne mourra de faim car il n’y aura personne ni pour cultiver ni pour avoir faim. Sais-tu que sans les humains tu n’es rien ? S’il n’y a personne pour avoir faim, à quoi sert La Famine ?

Un éclair de colère passa dans les yeux de La Famine pendant qu’un sourire se dessinait sur mon visage, mais il ne répondit rien.


La Pestilence prit ensuite la parole :

- Je suis La Pestilence, je suis le Cavalier le plus dangereux de l’Apocalypse, je suis celui à qui on a confié le sort de la santé humaine, celui qui possède le bâton Trismégiste, celui qui peut répandre toutes les maladies et les afflictions. Je suis la fin de la Santé et du Bien-être. Je suis la maladie la plus virulente. Je suis là pour anéantir l’humanité. Réponds-moi.

- Penses-tu être si forte ? Si tous les hommes meurent de la maladie, qui restera-t-il à la fin ? Tu es un être immortel et si tu atteins ton but, plus personne ne mourra de maladie, car il n’y aura plus personne pour la propager. Sais-tu que sans les humains tu n’es rien ? S’il n’y a personne pour être malade, à quoi sert La Pestilence ?

Un éclair de colère passa dans les yeux de La Pestilence pendant qu’un sourire se dessinait sur mon visage, mais elle ne répondit rien.


La Mort s’avança et s’assit à mes côtés.

- Je sais qui tu es.

- Éclaire donc tes amis Cavaliers, La Mort.

- Tu es le début et la fin. Tu es le commencement et la finalité. Tu as vu passé le monde de vie et tu le verras passer à trépas. Tu as connu l'aube de l’humanité et tu connaîtras son crépuscule. Tu es illustre mais également rien. Tu es précieux mais également pauvre. Tu es mon égal. Mais tu m’es également supérieur, car de tous les êtres vivants, célestes, démoniaques tu es le seul que jamais je ne pourrais tuer. Toi cependant tu m’auras.

Quand il aura fait son œuvre, même vous mes frères et sœurs, La Guerre, La Famine et La Pestilence, vous disparaîtrez avant lui. Moi également. Il est immuable et permanent. Il est un tout et un rien. Il est l’Alpha et l’Oméga. Il est craint de tous les êtres mortels et immortels. Tout le monde ne peut que s’incliner face à lui. Il n’est ni un dieu ni un homme, il est la forme qu’il veut prendre. Il peut apparaître demain en humain, ou en ange, en démon ou même en animal. Il tient dans sa main tout ce que vous êtes et ce qui nous entoure.

- Eh bien vieux frère, tu m’honores par tes mots. J’ai été longtemps dans les parages. Je vous ai vus devenir ce que vous êtes à travers les siècles et les millénaires. J’ai vu vos souffrances et vos erreurs, vos colères et vos échecs, vos humiliations et vos tortures. Mais je ne peux décemment pas vous laisser vous en prendre à l’humanité. Vous avez fréquenté le pire de ce qu’il se faisait à vos époques respectives, mais est-ce assez pour juger de toute l’humanité. Soyez prévenus Cavaliers, si nous entrons en conflit soyez certains que vous perdrez.

Cette fois la colère se lisait dans mes yeux et en voyant cela même La Mort eut un mouvement de recul. Je me relevais, mes ailes se déployèrent. Je m’envolais dans un élan, les laissant là tous les Quatre.


La Mort murmura quelques mots inaudibles et en me retournant de loin, je vis La Guerre planter son Épée dans le sol, la Famine posa sa Balance à côté et La Pestilence posa à son tour son Bâton Trismégiste. Ils remontèrent à cheval et La Mort étendit le bras. Un portail vers la dimension de l’Obscurité, Royaume de La Mort s’ouvrit.

« Qui était-ce ? » demanda La Guerre en franchissant le voile de l’Obscurité. La Mort, s’arrêta un instant en fixant le ciel lointain et prononça juste deux mots.


« Le Temps. »


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